25 juillet 2016Franck Abed

La forêt : un placement d’avenir à la fiscalité avantageuse

Franck Abed

Entre des placements réglementés mais peu rentables et la Bourse potentiellement plus rémunératrice mais risquée, les investissements alternatifs continuent d’attirer les épargnants en quête d’un placement tangible. Parmi eux, la forêt offre une diversification patrimoniale et un outil d’optimisation fiscal mais uniquement pour l’investisseur patient.


Avec des taux d’intérêt historiquement bas et une Bourse volatile, la période est peu propice à l’investisseur. Pour préserver son capital et espérer le faire fructifier tout en limitant la prise de risque, il faut sortir des sentiers battus et regarder du côté des placements alternatifs.

Parmi eux, il est en un qui a fait ses preuves : l’investissement forestier. S’il n’est pas donné à chacun d’acquérir une forêt et de l’entretenir, il est possible en revanche d’investir dans des parts de groupement fonciers. Mais avant de se lancer, il faut être prêt à immobiliser son épargne au minimum cinq ans et avoir conscience que la revente peut prendre du temps car il faut trouver un nouvel acquéreur (des sociétés spécialisées comme Patrimea peuvent vous y aider).

Au-delà de ces deux contraintes, investir dans des forêts ne revêt que des avantages. C’est un placement tangible qui rapporte 2% en moyenne par an (les revenus sont imposables au titre des revenus fonciers) et dont la valeur progresse aussi d’environ 2% par an (le gain à la revente dépend du régime des plus-values immobilières) en raison des repousses mais aussi de l’engouement croissant des particuliers pour ce type d’épargne qui offre un sérieux coup de pouce fiscal.

C’est l’autre point fort de ce placement. Investir dans des parts de Groupements Forestiers permet d’obtenir une réduction d’impôt équivalente à 18% de l’investissement. Attention, la réduction est limitée à 1.026 euros pour un célibataire et 2.052 euros pour un couple, ce qui représente respectivement un investissement de 5.700 à 11.400 euros. Cet avantage entre dans le plafond des réductions des niches fiscales limité à 10.000 euros par an. Mieux vaut donc faire ces calculs avant de se lancer d’autant que dans ce cadre, l’investissement est bloqué au moins huit ans.

En revanche, grâce à la loi Tepa, les conditions sont plus souples pour les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune. La durée de conservation est ramenée à 5 ans et la réduction d’ISF est de 50% du montant investi. Elle est toutefois limitée à 45.000 euros ce qui correspond à un investissement de 90.000 euros et l’opération peut être renouvelée chaque année. Autre avantage, seuls 25% de la valeur du placement forestier sont pris en compte pour estimer le patrimoine taxable. Et en cas de succession ou de donation, les frais de mutation bénéficient de la même exonération.

Source : lefigaro.fr